• Emilie BELLANGER

N comme Numérotation

Nouvelle semaine de #ChallengeAZ, nouvelle lettre !

Pourquoi numéroter ses ancêtres ?

Lorsque l’on débute les recherches généalogiques et que l’on se prend au jeu, on se retrouve rapidement avec une multitude d’individus qu’il est nécessaire de hiérarchiser. La question du classement des ancêtres se pose alors. Oui, d'accord ! Mais comment faire ? La numérotation des ancêtres est la clé !


Il existe plusieurs méthodes, attention dès lors de choisir celle adaptée à votre besoin...


Quelle méthode choisir ?

La numérotation des ancêtres par la méthode de Sosa-stradonitz est celle qui est la plus utilisée par tous les généalogistes confondus et intégrée aux logiciels de généalogie tel Hérédis®. C’est aussi ma préférée je l’avoue. Parler le même langage, facilite les échanges ! Pour en revenir à la numérotation Sosa-stradonitz, disons que c’est sans doute la plus simple puisqu’elle prend en compte le chiffrage théorique des ancêtres. En théorie, chacun de nous a deux parents, qui ont eux-mêmes deux parents, etc. Ce qui donne très vite mal à la tête lorsque l’on doit citer de tête justement nos 32 ancêtres de la 6ème génération… vous savez vos arrière-arrière-arrière-grands-parents !


C’est là qu’entre en jeu la numérotation par la méthode de Sosa-Stradonitz. Le but est d’attribuer un numéro Sosa à chacun de vos ancêtres en partant de vous-même. On obtient alors ceci :


1. Emilie Opportune-Bellanger (Moi)

2. M. Opportune (Papa)

3. J. Visdeloup (Maman)

4. Gaston Opportune (Grand-Père paternel)

5. Marie-Louise Bruneau (Grand-Mère paternelle)

6. François Visdeloup (Grand-Père maternel)

7. Madeleine Met (Grand-mère maternelle)

8. Maurice Opportune (Arrière-Grand-Père paternel 1)

9. Angèle Common (Arrière-Grand-Mère paternelle 1)

10. Auguste Bruneau (Arrière-Grand-Père paternel 2)

11. Marie-Louise Roquin (Arrière-Grand-Mère paternelle 2)

12. François Visdeloup (Arrière-Grand-Père maternel 1)

13. Augustine Grudé (Arrière-Grand-Mère maternelle 1)

14. Armand Met (Arrière-Grand-Père maternel 2)

15. Fernande Courcier (Arrière-Grand-Mère maternelle 2)

16. Etc.


Cette méthode de multiplication mathématique est exponentielle et illimitée. L’homme a toujours un numéro pair et la femme un numéro impair. Le père a le double du numéro de son enfant et la mère le double + 1. Cette méthode est universelle car utilisée internationalement.


La numérotation des ancêtres par la méthode de Callery est plus complexe. On commence par diviser la généalogie en deux, la branche paternelle d’un côté et la branche maternelle de l’autre. Les individus de la branche paternelle portent les numéros de 1 à 256 (d’un en un) et les individus de la branche maternelle les numéros de 257 à 512. On obtient alors ceci :

Branche Paternelle : 1. M. Opportune (papa) 2. Gaston Opportune (Grand-père) 3. Marie-Louise Bruneau (Grand-mère) 4. Maurice Opportune (Arrière-Grand-père 1) 5. Angèle Common (Arrière-Grand-mère 1) 6. Auguste Bruneau (Arrière-Grand-père 2) 7. Marie-Louise Roquin (Arrière-Grand-mère 2)

Branche Maternelle : 257. J. Visdeloup (maman) 258. François Visdeloup (Grand-père) 259. Madeleine Met (Grand-mère) 260. François Visdeloup (Arrière-Grand-père 1) 261. Augustine Grudé (Arrière-Grand-mère 1) 262. Armand Met (Arrière-Grand-père 2) 263. Fernande Courcier (Arrière-Grand-mère 2)


Les numérotations des ancêtres par les méthodes de Sosa-Stradonitz et de Callery sont adaptées pour des généalogies ascendantes. Il existe également des méthodes de numérotation appliquées aux généalogies descendantes telles que la méthode de Meurgey de Tupigny et celle de d’Aboville.


La méthode Meurgey de Tupigny utilise les chiffres romains pour numéroter l’ancêtre dont on établit la descendance puis les chiffres arabes pour les enfants, les lettres minuscules pour les petits-enfants et enfin des points pour les arrière-petits-enfants. On obtient par exemple ceci :


Descendance de Maurice Opportune:

I. Maurice Opportune

Dont sont issus :

1. Gabriel auteur de la branche aînée

2. Gaston auteur de la branche cadette

3. Albert auteur de la branche benjamine


Branche Aînée :

I. Gabriel Opportune

Dont sont issus 7 filles


Branche Cadette :

II. Gaston Opportune

Dont sont issus du 1er lit :

1. M. Opportune

2. J. Opportune

3. N. Opportune

Dont sont issus du 2ème lit :

1. G. Opportune

2. D. Opportune

3. M. Opportune

D’où

a. Emilie Opportune-Bellanger (Moi)

D’où

. L. Bellanger

b. Fratrie théorique

D'où

. enfant théorique 1

.. enfant théorique 2

... enfant théorique 3

4. J-C Opportune

5. C. Opportune

6. C. Opportune

7. M. Opportune


Branche Benjamine :

III. Albert Opportune

Dont sont issus 5 enfants


La numérotation de la descendance par la méthode de d’Aboville implique d’attribuer un numéro aux descendants en fonction de leur rang de naissance. On intercalera une lettre minuscule lorsqu’il y a plusieurs mariages. On obtient ceci :


Descendance de Gaston Opportune :

Gaston Opportune 1913-1993 x a. Marie Gallas

x b. Marie-Louise Bruneau

(x = mariage)


1ère génération :

1.a. M. Opportune

2.a. J. Opportune

3.a. N. Opportune

4.b. G. Opportune

5.b. D. Opportune

6.b. M. Opportune

7.b. J-C Opportune

8.b. C. Opportune

9.b. C. Opportune

10.b M. Opportune


2ème génération :

6.b.1 Emilie Opportune-Bellanger (Moi)


3ème génération :

6.b.1.1 L. Bellanger


Il existe d’autres méthodes de numérotation descendantes telles la méthode MCS ou encore la méthode de Henry mais que je ne détaillerai pas ici car elles me semblent plus complexes d’utilisation et moins claires à mes yeux.


Maintenant c'est à vous de jouer pour choisir la numérotation qui vous correspond le plus ! Pour ma part, j'utilise la numérotation de Sosa-Stradonitz en généalogie ascendante et la numérotation de d'Aboville pour la généalogie descendante...


À demain pour découvrir ce qui se cache derrière ma lettre O !

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