• Emilie BELLANGER

Mon Sosa 2020

Dernière mise à jour : 20 nov. 2020

En cette nouvelle année 2020, certains généanautes participeront au projet #sosa2020. L'idée est de trouver le sosa 2020 de notre généalogie et de découvrir ou redécouvrir sa vie en détails.

Premièrement, 2020 étant un nombre pair, je sais que je vais m'intéresser à un homme. Ayant plus de 3000 individus dans ma généalogie actuellement, peut-être ai-je déjà trouver l'identité de mon sosa 2020...!

Bien entendu, je me suis ruée sur mon logiciel de généalogie (Hérédis) pour effectuer une recherche par numéro et voir qui était mon aïeul portant le n°2020.


Mince, personne !


Repartons en arrière... Comment arrivons-nous au sosa 2020 ? En multipliant par 2 le n° de son enfant. L'ancêtre qui le précède dans ma généalogie est donc le 1010.


Zut ! Personne non plus !


L'enfant du 1010 est le 505. Tiens ! Une femme ! Mais non, je ne l'ai pas encore non plus...


Peut-être aurais-je plus de chance avec le sosa 252 (enfant du 505) ?

Eh bien non ! Toujours pas !


Le 126 ? Oui ! Oui ! Oui ! Bonne pioche ! Ce défi généalogique me promet quelques recherches jusqu'à mon sosa 2020... Espérons qu'elles soient fructueuses !


Mon sosa 126 correspond à un certain François Pierre GESLAND. Je suis ravie car remonter cette branche faisait partie de mes projets de recherches, je vais donc faire d'une pierre deux coups ! Je vais donc me replonger au cœur de ma branche maternelle.

Et pour atteindre mon sosa 2020, il ne me reste donc plus qu'à retrouver le père de François Pierre GESLAND, puis sa grand-mère, puis le père de cette dernière et enfin le père de celui-ci !


Vous m'avez suivie !? Alors c'est parti !


En route vers mon sosa 2020...


Alors le sosa 126, c'est fait ! Enfin presque, puisque je ne le connais qu'au travers des recensements de population de Nogent-le-Rotrou de 1856 à 1881. Je sais qu'il a une épouse et pas moins de 5 enfants. Mais pour le moment aucune trace des actes principaux de la vie que furent sa naissance, son mariage et son décès. L'idéal serait que je retrouve son acte de mariage nommant immédiatement ses père et mère.

Allez, je vais me plonger dans les tables décennales des Archives Départementales de l'Eure-et-Loir... Je suis chanceuse : les tables décennales sont en ligne et j'y retrouve l'information qui m'intéresse à savoir le mariage de mon sosa 126 avec mon sosa 127 le 10 octobre 1854. La table des mariages de l'année 1854 étant également en ligne, j'y découvre vite l'acte qui m'importe et dans lequel je trouve les pères et mères de mes sosa 126 et 127. Quatre nouveaux aïeux d'un seul coup ! Les actes de mariage sont épatants...


Ainsi, j'ai à présent l'identité de mon sosa 252, le père de François Pierre GESLAND se nommait Pierre Joseph Jean GESLAND décédé bien longtemps avant le mariage de son fils à la Perrière dans l'Orne. Direction donc les Archives Départementales de l'Orne pour tenter de retrouver l'acte de mariage de mon sosa 252... Je vous passe les détails mais sachez que j'ai bel et bien retrouvé cet acte de mariage et avec pas moins de huit nouveaux membres de la famille, en effet en plus des quatre pères et mères des mariés, les quatre témoins sont des parents proches (frères, beau-frère et oncle), de quoi étoffer les branches de mon arbre...


Pour rappel, à ce niveau là de mes recherches je recherchais le sosa 505, soit la mère de mon sosa 252. Elle s'appelait Magdeleine COTTIN. Une fois n'est pas coutume, c'est grâce à l'acte de décès que j'ai découvert mes sosa 1010 et 1011. En effet, en 1803, la filiation de Magdeleine était indiquée à la fin de son acte de décès.


Mon sosa 1010 s'appelait Julien COTTIN. Son acte de mariage en seconde noces avec mon sosa 1011 m'a permis d'ajouter onze nouveaux individus à ma généalogie. Outre, les pères et mères des mariés au nombre de quatre, ce sont donc deux frères pour l'époux et deux frères également pour l'épouse qui figurent au rang des témoins, ainsi qu'un oncle pour chacun des mariés dont j'ai découvert l'existence.


Vous l'aurez compris... j'ai retrouvé mon sosa 2020 !


Qui était donc mon sosa 2020 ?


Mon sosa 2020 se nommait Nicolas COTTIN. Il vécut avant la révolution française. Ce qui signifie que pour retracer sa vie, je me suis plongée dans les Archives Paroissiales.


Selon l'acte de mariage en seconde noces de son fils Julien en 1739, Nicolas COTTIN était déjà décédé. J'ai donc décidé de remonter le temps dans les Archives Paroissiales à partir de cet acte de mariage religieux de 1739 de la paroisse de La Perrière dans L'orne. L'avantage principal de cette pratique fastidieuse est de retrouver tous les actes qui concernent cette famille y compris les collatéraux.


J'ai donc pu découvrir dans les Archives Paroissiales de La Perrière (Orne) :

> Le mariage de Nicolas avec Marie VOUILLE eut lieu le 7 septembre 1694 en présence de son père Marin COTTIN et de son frère René.

(L'officiant religieux écrira le nom de la mariée avec un tréma sur le U "VOÜILLE" sans doute pour différencier la lettre U de la lettre N qui se ressemble fortement en lettre cursive manuscrite).

> Nicolas était présent au mariage de son frère aîné Pierre, le 15 février 1689.

> Il est le parrain de son neveu François COTTIN 3ème fils de son frère aîné Pierre, dont le baptême eut lieu le 23 février 1694.

> Nicolas était présent au mariage en première noce de son frère René, le 23 avril 1698.

> Il est le parrain de son neveu François COTTIN fils aîné de son frère René, dont le baptême eut lieu le 28 janvier 1699 et de sa nièce Françoise COTTIN dernière fille de son frère René et dont le baptême eut lieu le 3 mai 1709.

> Nicolas était présent au mariage de son fils aîné Nicolas le 9 mai 1719.

> Il est le parrain de sa petite-fille Marie-Jacqueline COTTIN, fille de son fils aîné Nicolas et dont le baptême eut lieu le 2 février 1720.

> Nicolas est présent avec ses frères Marin et René, à l'inhumation de son père Marin le 13 juillet 1721.

> Nicolas était présent au mariage en seconde noce de son frère René, le 1er juin 1724.

> L'inhumation de Nicolas le 13 novembre 1724 eut lieu en présence de deux de ses frères Marin et René et de quatre de ses fils Nicolas, François, Julien (mon sosa 1010) et Jean.


N'ayant pas trouvé le baptême de Nicolas dans les Archives Paroissiales de La Perrière (Orne), j'ai pris le parti de lancer une recherche dans les bases de Filae. J'ai retrouver les données recherchées dans des arbres en libre accès. Il ne me restait plus qu'à vérifier les informations dans les registres paroissiaux concernés.


J'ai donc pu retrouver dans les Archives Paroissiales de Bazoches-sur-Hoëne (Orne) :

> Le baptême de Nicolas le 12 décembre 1667. Il eut pour parrain Nicolas DUPONT et pour marraine Louise GAUTHIER. Les liens de parentés ne sont malheureusement pas précisés.


Au fil des différents actes, j'ai pu retrouver également :

> Le nom des parents de Nicolas : Marin COTTIN et Louise LIEGARD

> Le nom de son unique épouse : Marie VOUILLE qui lui survécu jusqu'au 21 avril 1738 et qui ne s'est jamais remariée (fait étonnant pour l'époque).

> Nicolas et Marie eurent au moins 10 enfants de 1695 à 1710 : Nicolas, Pierre, François, Marie, Julien, Jeanne, Marie, Jean Charles et Louise (des jumeaux) et enfin Jean.

> Sa fratrie : Pierre, Marin, René et Marie.

> Il avait 26 ans lors de son mariage et 56 ans lors de son décès.


J'ai également pu constater des répétitions dans la vie de Nicolas et de ses proches :

> Ses parents Marin et Louise ont eut 4 fils et 1 fille nommés : Pierre, Nicolas, Marin et Marie.

> Pierre, le frère aîné, eut 3 fils nommés Pierre, Jacques et François

> Nicolas eut donc 6 fils et 4 filles nommés : Nicolas, Pierre, François, Marie, Julien, Jeanne, Marie, Jean Charles, Louise et Jean.

> René, le dernier frère eut 1 fils et 4 filles nommés : François, Marie, Anne, Renée et Françoise.

> Marin le frère né entre Nicolas et René et Marie la petite sœur ont sans doute fait leurs vies dans une autre paroisse car je ne les ai pas retrouvés dans les registres de La Perrière ou de Bazoches-sur-Hoëne. Il serait intéressant de savoir s'ils se sont mariés, ont eut des enfants et comment ont-ils été nommés...

=> Autant vous dire que je me suis bien amusée à décortiquer qui était qui ! Heureusement pour moi, les curés de La Perrière devaient s'y perdre aussi car ils n'ont pas manqués de préciser les filiations chaque fois que nécessaire !


J'espère que les explications de mes recherches vous ont donné envie d'en savoir plus sur votre sosa 2020 ! Pour ma part, je suis ravie d'avoir étoffer un peu plus mon arbre généalogique. J'ai pu m'exercer à la paléographie... déchiffrer les écritures des différents officiants religieux de la fin du 17e siècle et début du 18e siècle ne fut pas toujours aisé...!


A présent, je vous lance le défi de retrouver votre sosa 2020 ! N'hésitez pas à me faire part de vos trouvailles en commentaire.


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