• Emilie BELLANGER

D comme Dispenses

Quand certains obstacles interdisent de tout temps le mariage de deux parties, d’autres empêchements quant à eux peuvent être levés par l’obtention d’une dispense. Bien sûr inutile en France, d’espérer vous marier à nouveau si vous l’êtes déjà ou encore tenter d’épouser votre père/mère, votre fils/fille ou votre frère/sœur !!


Les dispenses sont donc des autorisations à passer au-dessus de certaines règles ou lois qui régissent le mariage. Cela permet de se marier malgré un fait qui empêche le dit mariage. Ces empêchements (ou obstacles) au mariage peuvent être d’ordre religieux ou civils.


L’église considère comme empêchement au mariage :

  • L’âge

  • Le non-consentement d’une des parties

  • Un ancien mariage non rompu par le décès de l’ancienne partie

  • L’incapacité physique d’une des parties (impuissance ou impuberté)

  • Les liens familiaux (jusqu’au 4ème degré c’est-à-dire lorsque l’on a des arrières-arrières-grands-parents en commun)

  • Les liens spirituels (parrains et marraines)

  • Le non-respect du délai de remariage

  • Les temps clos (Temps de prières et recueillements : Le Carême et L’Avent)

  • La disparité de culte


Les empêchements civils sont quant à eux les suivants :


  • Les liens familiaux

  • Le non-respect de l’âge légal


Afin de contourner ces empêchements, les futurs époux doivent faire une demande de dispense soit religieuse auprès d’un Évêque ou du Pape lui-même, soit civile auprès du Président de la République. Si le mariage a dû faire l’objet d’une dispense pour être conclut, la mention de la dispense et son motif détaillé seront inclus dans la rédaction de l’acte de mariage qu’il soit religieux ou civil. C'est une chance pour nous d'en apprendre un peu plus sur nos ancêtres ! Les dispenses de consanguinité sont les plus riches en terme de généalogie ascendante, car le détail des degrés de consanguinité sera consigné dans l'acte de mariage. De quoi étoffer son arbre de quelques générations !


Ainsi, nos ancêtres pouvaient obtenir les dispenses suivantes :


  • Dispense de bans ou de pauvreté (civile et religieuse) : il y a avait parfois urgence à se marier (grossesse arrivant à terme) ou se remarier (pauvreté extrême) et le délai de trois semaines pour la publication des bans pouvait ainsi être supprimé par une dispense.

  • Dispense de consanguinité ou de parenté (civile et religieuse)

  • Dispense d’affinité spirituelle (religieuse) : Les parrains/marraines étant considérés comme des frères/sœurs de cœur ne pouvaient se marier avec leur filleul ou leur parent veuf.

  • Dispense d’âge (civile) : Souvent accordé pour réparer une faute (la jeune est enceinte).

  • Dispenses pour mariage mixte (religieuse) : Si un catholique souhaite épouser une personne d'une autre confession et que cette dernière ne se converti pas à la religion catholique, une dispense pour mariage mixte est nécessaire à la condition que cette personne s'engage à ne pas empêcher l'autre de la pratiquer et que leurs enfants soient élevés dans la religion catholique.


Ci-dessous : Une dispense de mariage en temps de Carême


À demain pour la lettre E !


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